Notre hommage à Bernard Tapie

Au cours des hommages, beaucoup comparent Jean-Michel Aulas à Bernard Tapie. Nous souhaitons rétablir la vérité en chiffres, et démontrer que l’élève a peut-être dépassé le maître dans les magouilles, mais certainement pas dans le palmarès.

Si Bernard Tapie a été un moteur pour le foot français, Jean-Michel Aulas en est le fossoyeur…

Quand Bernard Tapie reprend l’OM en 1986, le foot français est au plus mal sur le plan européen (Bordeaux, Monaco, Auxerre et Metz viennent d’être sortis au 1er tour, Nantes en quarts).

Quand il quitte le club en 1994, les clubs français ont joué 8 demi-finales (Bordeaux 1987, OM 1988, OM et Monaco 1990, PSG et Auxerre 1993, Monaco et PSG 1994), et 3 finales (OM 1991 et 1993, Monaco 1992) dont une victoire.

Dans les 5 années qui suivent, les clubs français joueront encore 4 demi-finales (PSG 1995, Nantes 1996, Metz 1997 et Monaco 1998) et 4 finales (PSG et Bordeaux 1996, PSG 1997, OM 1999) dont une victoire.

Bilan 1986-1999 : 12 demi-finales (plus d’une par an) + 4 finales (une tous les 3 ans) dont 2 victoires (une tous les 6 ans).

Depuis le début de l’hégémonie lyonnaise, dans les années 2000, le bilan est bien moins glorieux. On note seulement 2 demi-finales (Lens 2000 et lyon 2010), et 2 finales (Monaco et OM 2004), à partir du moment où lyon a commencé à enchaîner les titres (2001-2008).

Il faudra attendre l’arrivée d’une nouvelle locomotive, le PSG de QSI, pour revoir des clubs de l’hexagone 4 fois dans le dernier carré (Monaco et lyon 2017, lyon 2020 et PSG 2021) et 2 fois en finale (OM 2018 et PSG 2020).

Bilan 2000-2021 : 6 demi-finales (une tous les 3 ans et demi) + 4 finales (une tous les 5 ans).

Alors oui, Bernard Tapie a des casseroles, dans les affaires et dans le foot, mais il a été condamné et il a payé. Sa seule erreur qu’on aura vraiment du mal à lui pardonner, c’est Jean-Michel Aulas…

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